8. nov., 2019

Pages intimes (197)

 

 

""Chevaucher le taureau"  Il faut beaucoup  de temps, d'expérience,  de travail sur soi,  et de chances diverses, c'sst-à-dire de cadeaux successifs  de la Povidence, pour comprendre le sens profond de cette expression védique et sa valeur pratique. Et plus encore  dans l'état d'esprit contemporain  et dans la culture d'ici qui nous vit naître. L'image dite " romantique" de la culture  française et du Français à Shanghaï est pour le moins ambiguë et trompeuse. Un collègue japonais, membre avec moi du jury des épreuves de frnçais pour le concours des interprètes-traducteurs au ministère japonais des affaires étrangères à Tokyo, m'éclaira  fort à propos, et m'ouvrit des horizons, en me faisant remarquer que les candidates les plus séduisantes    possédaient   avec moi     un fort avantage,  se reflétant dans ma notation, par rapport à la sienne. Loin de m'offusquer de cette observation, j'en tirai un enseignement, car il avait raison, et cette vérité me fut utile jusqu'à aujourd'hui. Les Français  prennent rarement conscience du fait que leur passion  pour les femmes et leur intérêt pour le féminin en général leur vaut d'être la risée de cultures en leur fond  très différentes. Tolstoï et Toiurgueniev y ont fait allusion d'une manière discrète. Quant aux Coréens, Chinois et Japonais, ils sont trop polis, trop bien élevés, ou trop   pudiques pour en parler  à voix haute et aborder le sujet ouvertement et directement.

Or,je tiens pour l'un des secrets les mieux gardés le fait  que, ,si l'Asie a pu si vite combler ses retards, c'est avant tout grâce à son aptitude à mobiliser teoutes les énergies, y compris sexuelles, d'une façon collective.  En d'autres termes, les traditions mises en avant et honorées par la Grèce et l'Inde ne furent jamais oubliées et négligées sur Le continent  asiatique, à la différence de ce qui se produisit ici. Le peu d'explications  ou simplement d'intérêt et de temps accordés à ces points dans l'éducation dans la culture ambiante en général, à l'exception  puut-être  des milieux et de cercles étroits de l'enrtraînement sportif qe haut niveau --- c'est en tous cas une  hypothèse -- se manifeste par l'obscurité assez curieuse,  l'absence de compréhension, l'indigence surprenante  de la majorité des poopos, discours et commentaires  concernant le célibat des prêtres, ces  derniers se situant en première ligne,  s'agissant de cet enseignement védique, eu égard à la conversion des énergies vers le haut, non vers le bas, en direction du divin, du bien, du beau et du vrai.

L'énergie primordiale qui vise à la perpétuation de l'espèce est divine, mais qui ne voit que la pure et simple continuation de soi, égocentrique malgré les apprences   et le renouvellement du genre humain, dans un monde surpeuplé, n'est pas, ou plus  un exploit, ni la plus haute  haute des réalisations possibles. Autrement dit, engendrer, enfanter, donner naisqsance sur un plan physique est une chose, mais engendrer, zenfanter, donner naisssance sur un plan spirituel, immatériel,  est  tout autre chose. La paternité et la maternité dans le monde spirirituel constituent un devoir supérieur. Byron est allé jusqu'à avancer et soutenir que ouutes les grandes inventions et découvertes  ou conquêtes d'importance majeure   furent le fait d'hommes sans charges de famillle, sans enfants. Si des exceptions ou  cas particuliers infirmant ou confirmant cette règle viennent immédiatement  à l'esprit, il n'en demeure pas moins que, le plus souvent, s'adonner pleinement et intensément à  l'un des deux plans implique le sacrifice, l"abandon ou la négligence de  l'autre ; c'est encore plus vrai pour le monde féminin que pour les hommes, ce qui, en soi  seul, explique, sans les justifier,  les avantages et le privilège relatifs dont bénéficient depuis toujours  ceux-ci.  "Chevaucher le taureau" tel est le secret souvent perdu de l'art, de la science, de la ferveur eligieuse, de l'exaltation vitale en leurs sommets. La joie pure et simple, l'euphorie  surnaturelle  du ravissement  ;  le plaisir sous la forme d'un gai savoir.