27. oct., 2019

Pages intimes (194)

 

 

L'idée m'est venue de me livrer par écrit à une confession générale, ici même, d'une manière synthétique. Certains ne manqueront pas de  trouver cette initiative et ma franchise saugrenues et ridicules ; d'autres, je l'espère, y porteront intérêt, et s'en inspireront. L'exercice  est ardu et demande un certain courage.  Rarement imités, à l'évidence, Saint Augustin et Rousseau sont allés très loin dans ce domaine. En résumé, toutes mes fautes, erreurs, errements, égarements, sont à regrouper sous trois points essentiels. Ces trois chefs d'accusation, d'auto-critique  et de repentir,  pour ainsi s'exprimer, sont en premier lieu,  avant tout   1) l'orgueil intellectuel,  une hyper-intellectualisation menant à la croyance en la toute-puissance de l'analyse  Consécutivement, en second lieu 2) l'adoption d'un point de vue esthétique sur le monde, la vie  et toutes choses. Et 3) en soubassement général de ces deux processus  une hyper-sexualisation, ou hypersexualité assez coutumières et considérées comme quasi normales dans nos cultures,  sous nos climats --  un phénomène contre lequel  je n'ai cessé de lutter, en vain d'abord, puis de mieux en mieux, grâce à l'expérience et divers facteurs  de chance qui sont exposés dans mes romans, récits, carnets,  et jusqu'à la moindre de mes courtes nouvelles. Qui lira l'ensemble de mes écrits (disponibles sans frais sur le site scientifique américain, mais ayant sa base semble-t-il à Berlin :www.researchgate.net ) sera à même de disposer de tous les détails  touchant ces trois processus. sur lesquels je reviendrai ici, les reprenant un à un.