12. sept., 2019

Pages intimes (183)

 

 

Je recopie la première page de Séismes avec plaisir et stupéfaction. Le sens de toute cette aventure me dépasse. Tout est profondément mystérieux  et complexe en ce monde. Seules la conscience et l'adoration de l'Un nous sauvent.  Christ, Bouddha ou Krishna, qu'importe , au-delà des querelles de mots et d'étiquettes.   

 

Ibsen, le dramaturge,  se montrait sévère envers la Norvège, son pays natal longtemps quitté. Que l'on puisse me qualifier de raciste anti -blanc, défie le sens commun. Car il y a en moi un fond de Colas Breugnon, cet ouvrage sur ses ancêtres qu'écrivit Romain Rolland pour se faire pardonner le côlé louange germanique de Jean Christophe. Et ce dernier découvre, en Olivier,  son meilleur ami à Paris, dans une vieille famille française.  En un mot, il s'agit d’avoir l'esprit large, d'aimer, pardonner et unir, au lieu d'insulter, de se refermer et de séparer. Qui aime son enfant le corrige à l'occasion pour  l’amender, le réformer, le rendre  meilleur. La Chine, le Japon furent pendant des siècles en décadence, de même que nous le sommes à présent.  Nous revient la responsabilité d'en sortir. La variété des espèces humaines à laquelle fait allusion Buffon dans son Histoire naturelle est une chance, non un  fléau. Race n'est pas tabou en Chine, au Japon et en langue anglaise. Est raciste qui prétend à une unique et exclusive supériorité historique. Toules les cultures, à tour de rôle, contribuèrent à la grandeur de l'humanité.  Nous sommes voués à nous aimer, apprécier et éclairer mutuellement. Le réalisme sceptique, acide et vinaigré, de monsieur et madame Tant Pis, ne détruira jamais la douceur de l'idéalisme. Car celui-ci est aussi une réalité pratique et une constante,  indispensable dans sa suavité. Ceci dit, ceux qui, par étroitesse d'esprit,  m'interdire de prendre la position du lotus à la bibliothèque, au cybercafé, dans les restaurants, ne se firent  pas honneur, au pays et au nom chéri de la liberté.